Sommes-nous si criminels que ça ?
L'affaire Megaupload (MU pour les intimes) a soulevé pas mal de réactions dernièrement, chez les internautes, mais surtout mis en évidence certains faits ;
poussaient des gens à creuser sur le sujet (dont je fais partie)
Qu'est ce que Mégaupload :
Megaupuload était un site d'hébergement et de partage, l'abonnement en lui même, n'était pas obligatoire, mais apportait un confort de rapidité et un stockage de
données plus important, une partie des bénéfices engendrés étaient utilisé à l'entretient pour le maintenir performant et satisfaisant
Les raisons de Fermeture :
http://pro.clubic.com/legislation-loi-internet/telechargement-illegal/actualite-470772-megaupload-ordonnance-fermeture.html/
Ce que l'on reproche principalement à MU dans cette affaire, est de rétribuer les meilleurs ajouteurs, qui permettait d'encourager l'enrichissement des données,
mais aussi le piratage par conséquent.
Or ce système ne date pas d'hier, beaucoup de sites d'hébergements avaient la même politique, ce qui a d'ailleurs créé un vent de panique parmi eux, d'autant que je
n'ai pas réussi à trouver, s'il n'y a une prescription pour ce crime.
MU faisant cas de jurisprudence, bien plus effective dans le système américain, cela interdira durablement cette manière de fonctionner.
Pourtant cela aurait pu contribuer à une solution alternative :
Les possibilités alternatives grâce à un système identique :
C’est la rumeur qui enfle sur le Web : c’est à cause du lancement qui aurait dû être imminent de MegaBox que le FBI et la Justice
américaine sont intervenus. Effectivement, MegaBox aurait mis à mal les services musicaux et vidéos connus, en rétribuant les artistes à hauteur de… 90%.
http://www.linformaticien.com/actualites/id/23262/megabox-la-vraie-raison-de-la-fermeture-de-megaupload-par-le-fbi.aspx
http://www.europe1.fr/International/Megaupload-preparait-un-mega-projet-919741/
Rumeur ou pas, ne plus passer par les lobbys et industrie sur des mp3/Films dématérialisés était possible. Et sans que le bizness fasse son dictat de ce qui est
rentable ou pas pour éditer ou pas et au niveau de la planète, ce qui aurait diversifié les genres et les démarches artistiques.
Sans parler de tous les films et musiques qui ne sont plus édités depuis le VHS et le vinyle, ou en très peu d'exemplaires. Contribuant à une sauvegarde peu
onéreuse des films et musiques tout en les mettant à la disposition de tous.
Mais combien d’albums de rock psychédélique japonais, tirés à 30 exemplaires en vinyle et un jour numérisés par quelques fans avec pour seule envie de faire
partager leur passion ? Combien de VHS récupérées au fond d’un vidéo club en liquidation ou dans un vide-grenier de banlieue, des films de seconde zone sauvés de l’oubli pour le meilleur ou pour
le pire et archivés en ligne via les serveurs de MegaUpload et compagnie ? Au-delà des questions juridiques, politiques ou économiques, c’est un vaste pan de la mémoire culturelle internationale
depuis longtemps délaissé par les éditeurs qui a été déconnecté et dort aujourd’hui dans des serveurs inanimés. Un travail de conservation jusqu’ici plutôt respecté par les ayants droit, les
blogs de raretés n’étant peu ou pas visés par des procédures judiciaires dans le monde.
http://www.ecrans.fr/MegaUpload-le-mega-drame-culturel,13928.html
J'ai souvent lu au travers de différents commentaires, sur les articles ou les forum, l'argument :
"On savait tous que c'était du vol et illégal, arrêter de pleurez"
Mais finalement, fermer MU et le nettoyage des autres serveurs, profitent à qui ?
La perte d'ayant droit remis à l'échelle individuelle :
On prend souvent le nombre de téléchargement pour nous donner le chiffre de perte de ces fameux ayant droit, mais prenons un autre angle :
Personnellement, je voyais ça comme un bonus, continuant à acheter CD/Film/Livre que je préfère, le reste, je n'aurais jamais eu les moyens de l'acheter.
Une grande partie des utilisateurs du DL, fonctionnent comme ça, car les plus gros téléchargeurs n'utilisent même pas ces sites d'hébergement, le peer-to-peer étant
plus adéquate.
Et pour eux le streaming n'a aucune qualité, ce qui est très vrai la plupart du temps : décalage du son, qualité du son et de l'image aléatoire, attente de
chargement en plein film, était plus général que l'exception, et que ça ne rivalisait pas avec un DVD et encore moins un blu-ray dans leur grande majorité.
Ce qui m'a toujours frappé dans les Pro peer-to-peer qui téléchargent énormément dans certains cas, c'est qu'ils ne savent même pas de quoi parle des films ou "ce
que donne des groupes" qu'ils avaient pourtant téléchargés et ont dans leur base de donnés, faute de temps pour les voir ou les écouter.
Même si un utilisateur télécharge énormément, diffuse énormément, il n'en reste pas moins qu'il ne les aurait jamais acheté, faute de temps ne serait-ce que pour
voir ou écouter.
Ce qui vient à dire que pro-DL et Pro-peer-to-peer n'aurait jamais payé autant d'ayant droit que les industries prétendent. Le 3/4 n'existent tout bêtement pas,
puisque faute de temps ou faute de moyens, ils n'auraient tout bêtement pas été acheté.
On ne connait pas la proportion de personne qui n'achète rien, parmi cette population. En connaissant pas mal de monde pro peer-to-peer et qui télécharge comme des
porcs (pour parler vulgairement), je sais personnellement que certains continuent à acheter, à une fréquence moindre, mais de manière plus précise, comme pour un petit groupe pour les encourager,
par exemple. Ils continuent à payer leur place de concert, à aller au cinéma pour les films à grand spectacle.
Mais la durabilité d'un média dématéralisé, sans les sites d'hébergement, qui ont d'ailleurs tout simplement effacé de leur serveur tout ce qui est sous DMCA
(copyrigth), a un prix plus élevé qu'un support réel.
Un cd coûte en moyenne 19€ et une chaine Hifi, sur la durabilité, il est plus rentable que d'acheter un matériel informatique performant pour qu'ils soient de
qualité et régulièrement renouvelé (disque dur/graveur/cd enregistrables). un bug est tout est perdu, car ce n'est que du virtuel.
Et pour les puristes, le son d'un mp3 ne remplace pas celui d'un cd/vinyl et d'une bonne platine (bien que ce soit un autre débat)
Les industries à l'ère du numérique
A savoir que les majors prennent toujours le même pourcentage (52% à peu près du prix) sur les ventes de mp3 par exemple, alors qu'ils n'ont plus de frais de
transport et de fabrication d'un support, et ça va toujours pas dans la poche des auteurs.
Ils ne descendent même pas leur marge pour réduire les prix, ce qui profiterait bien plus à l'auteur.
Ils ont tout intérêt à en garder le monopole, mais cela ne va pas dans l'intérêt des auteurs et artiste pour autant.
Mais s'ils ont le monopole du numérique, et bien le cd moins rentable à produire servira au fan service... donc prix excessif dans un joli coffret, sans vraiment de
bonus avec, pour la sacro-sainte rentabilité.
La mort du CD, tant annonçait, s'ils pouvaient se le permettre, ils la mettraient eux même en application.
Rajouter à cela qu'internet, par la visibilité et l'exposition qu'il permet, a l'avantage d'indiquer quel artiste est une valeur sûre et peut être produit avec
moins de risque qu'avant, où cela relevait avant tout de l'affaire du goût des personnes qui écoutaient les maquettes.
Non, je ne défends pas kim Dotcom, mais pour dire qu'un système basé sur les mêmes infrastructures qu'un MU, aurait pu être parfaitement légale, et profitable à
nous et aux auteurs en premier lieu, et que ce que peut cacher les vrais enjeux qui a conduit à son arrestation, et avant tout supprimer la possibilité quel voit le jour, les industries du film
et musique ne sont pas non plus aux aboies :
Cela faisait trois ans que la Warner Bros était en tête des studios ayant reçu le plus de recettes au box-office mondial. Pourtant, en 2011, et ce malgré le
succès monstre de la fin de Harry Potter au cinéma, c'est Paramount qui passe en première position : le studio a reçu 1,96 milliards de dollars rien qu'aux Etats-Unis, contre 1,86 pour le studio
concurrent. Dans le reste du monde, les recettes s'élèvent à 3, 21 milliards, soit plus de 5 milliards en tout.
http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Box-office-2011-Paramount-detrone-la-Warner-Bros-avec-5-milliards-de-dollars-de-recettes-3064858
Les industrie de la musique se sont diversifiés, en rachetant des salles de concerts par exemple et leurs chiffres d'affaires se portent bien (c'est le support CD
qui est en concurrence avec le mp3 qui baisse, rien d'autre, même en n'ayant plus de piratage, cela ne changera pas)
L'industrie musicale est-elle réellement en crise ? Les derniers chiffres livrés par la Sacem américaine autorisent le doute. En dix ans, le chiffre d'affaires
collecté au bénéfice des auteurs, compositeurs et éditeurs a presque doublé.
http://www.numerama.com/magazine/10498-crise-de-l-industrie-musicale-les-vrais-chiffres.html
[quote]La société de gestion collective qui perçoit au nom des artistes et leur redistribue les sommes dues au titre des interprétations musicales, est tout
sourire. Elle a perçu dans son exercice annuel achevé le 30 juin dernier 839 millions de dollars de droits, ce qui lui a permis de reverser aux auteurs et compositeurs de musique 732 millions de
dollars une fois tous les frais déduits. Un record mondial historique. C'est 8 % de mieux que l'année précédente. En clair, les artistes ont touché cette année plus que l'année précédente, malgré
un marché du disque toujours en baisse.
http://www.numerama.com/magazine/5205-qui-a-dit-que-le-piratage-nuit-a-la-creation-artistique.html[/quote]
Pourtant ils crient à la famine et l'on finit par des projets de lois comme SOPA/PIPA ou ACTA qui ont des conséquences bien plus dangereuse pour notre liberté
d'expression ou pour des denrées pourtant vitales, au nom de la propriété intellectuelle.
ACTA, un SOPA à l'échelle internationale plus répressif.
ACTA étant encore d'actualité, à la particularité d'avoir était tenu secret, dénoncé par wikileaks, anonymous en parle depuis 2 ans, mais leur ton toujours
alarmiste, a tendance à anesthésier pas mal de monde à leur appel.
Elle est soumise à l'approbation en UE et approuvé par le G8 cette semaine, et auront jusqu'en 2013 pour la ratifier.
Vu les actualités, elle a été mis en lumière, l'envoie en masse de mail de la part des internautes au député européen a été une des solutions pour émettre leur avis
sur la question, ayant obtenu cette réponse de la part d'un député Vert :
En tant qu'eurodéputé membre du groupe Verts/ALE, Yannick Jadot vous remercie pour votre message et votre interpellation au sujet du traité ACTA qui fait
l'objet, depuis notre prise de mandat, de toute notre vigilance au sein du groupe des Verts européens.
ACTA est en effet inquiétant à de nombreux égards : absence de transparence d'un processus établi en dehors de tout contrôle parlementaire et des institutions
internationales que sont l'OMC et l'OMPI, impact négatif sur les libertés publiques et numériques via un encouragement du filtrage et du blocage du Net, frein au partage de connaissances et à
l'accès à la culture, risque d'entrave (via le renforcement de la politique des brevets au profit de grandes firmes internationales) à l'innovation – dont celle, notamment, des TPE et PME,
pourtant premières source d'emplois en Europe...
Conformément aux dispositions du texte, les douanes pourront en outre dérouter, saisir ou détruire des cargaisons de médicaments génériques, pourtant
parfaitement légaux, sur demande de firmes craignant la compétition et sur simple soupçon. ACTA risque également de renforcer les pouvoirs et l’hégémonie de firmes multinationales comme Monsanto
et d'encourager et renforcer la brevetabilité du vivant. Brocardant enfin la présomption d'innocence, ce traité touche aux fondements mêmes de notre justice et dépasse l'Acquis
communautaire.
Internautes, entrepreneurs, malades, agriculteurs, usagers des logiciels libres, amateurs de musique, « simples » consommateurs... : ACTA concerne l'ensemble
des citoyens et risque de bouleverser durablement et négativement leur environnement direct. S'il est adopté, ACTA aura donc un impact radical sur la vie et les libertés fondamentales de millions
de personnes.
Au printemps 2011, notre groupe a engagé une démarche pour saisir la Cour de Justice de l'Union Européenne au sujet d'ACTA. Cette procédure est toujours en
cours. Nous avons par ailleurs adopté une position de groupe contre ACTA en mai dernier (http://tacd-ip.org/archives/404). Récemment nous avons aussi financé deux études sur les impacts à
craindre d'ACTA. L'une réalisée par des chercheurs de l'American University Washington College of Law porte sur l'accès aux médicaments (http://rfc.act-on-acta.eu/access-to-medicines), l'autre
sur la compatibilité du traité avec la Convention Européenne des Droits de l'Homme et la Charte européenne des droits fondamentaux, conduite par Prof. Dr. Douwe Korff de la London Metropolitan
University et Ian Brown de l'université d'Oxford (http://en.act-on-acta.eu/Opinion_on_the_compatibility_of_ACTA_with_the_ECHR_and_the_EU_Charter_of_Fundamental_Rights).
Aujourd'hui, nous poursuivons notre action et souhaitons relayer la mobilisation des citoyens qui, nous l'espérons, amènera le Parlement à refuser cet
accord.
En conclusion, nous vous confirmons tant notre engagement contre le traité ACTA que notre détermination à convaincre nos collègues parlementaires à voter contre
ce texte.
Sandrine Bélier, députée européenne de notre groupe, s'est d'ailleurs exprimé sur ce sujet , je vous joins le communiqué de presse .
Bien cordialement,
Les conséquences D'ACTA :
Explication :
http://www.youtube.com/watch?v=UxZ21sroBXg
Si le traité ACTA venait à être appliqué, l’internet tel qu’on le connait aujourd’hui serait radicalement changé. Le traité renforce de façon démesurée le
pouvoir du copyright (ou du droit d’auteur, en l’occurrence la différence est insignifiante), forcera les fournisseurs de services sur internet à faire la police du copyright, rendant du même
coup l’hébergement de contenus générés par les utilisateurs impossible à assumer financièrement, il mettra en place des sanctions pour les utilisateurs violant le copyright, comme de leur couper
l’accès à l’internet après trois avertissements, et exigera que les supports informatiques soient inspectés aux frontières (disques dur, lecteurs mp3, etc.). Ceux qui contiendraient des fichiers
copyrightés téléchargés de façon illégale seraient détruits, et leur possesseurs se verraient infliger une amende.
Parmi les informations qui ont fuité du traité ACTA – toujours en négociation -, on trouve aussi la possibilité pour les ayants droits d’accéder aux
informations personnelles d’un internaute, suspecté d’avoir téléchargé un contenu copyrighté, sans avoir besoin de recourir à un juge. En bref, Hadopi, à coté, ce n’est pas grand chose, mais
c’est un bon début.
http://fr.readwriteweb.com/2010/01/20/a-la-une/traite-acta-censure-loppsi-hadopi/
Prenons un exemple qui se déroule déjà en Irak :
Sous couvert d'aide les USA a fait passer des contrats avec des entreprises pour le développement durable : genre monsonto (tristement célèbre pour
l'agent orange) et surtout pour être un des gros vendeur OGM.
Or les OGM sont des produits brevetés et sont donc une propriété intellectuelle :
Monsanto a fait un hold-up sur les semences millénaires de l’Iraq pour les modifier génétiquement et les breveter. Et les agriculteurs sont maintenant
contraints de payer pour pouvoir les cultiver (1).
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8062
Monsanto à travers son activité de fabrication d'OGM par le biais de ses brevets oblige pratiquement les paysans du monde entier à de plus en plus n'utiliser
que ses graines avec interdiction de remplanter.
Des procès ont opposé des semanciers et Monsanto et à chaque fois Monsanto a défendu son point de vue bec et ongles à coup d'avocats.
http://parolededemocrate.blogspot.com/2010/08/monsanto-les-graines-de-la-colere.html
Absurde n'est ce pas, d'obliger un cultivateur d'acheter des graines qu'il a déjà, fruit de sa récolte précédent, non ?
cette manière d'appliquer l'ayant droit applier au net :
sous couvert d'un copyright, nous ne pourront peut-être plus quoté des articles, diffusé pour facilement l'information, même en citant nos sources (combien clique
sur les liens mis...), alors imaginez les sites de blogs interdisant et supprimant tous les articles, citant un article.
Ou un journaliste contraint de ne plus revendiquer ses articles ou livre pour leur plus large diffusion (le hic, c'est que des lois comme HADOPI l'interdit, car il
faut suivre une procédure bien précise pour être diffuser sur le net pour être reconnu, c'est d'ailleurs tout aussi valable actuellement pour les musiciens), donc tout article dérangeant pourra
être supprimé.
Cela donne droit que l'on fouille les ordinateurs dès la douane et droit de détruire tout ce que vous ne pouvez pas prouver comme achetés.
Cela est aussi valable pour les médicaments génériques, un simple soupçon, la douane pourra détruire la cargaison, ce qui freine leur diffusion dans les pays
pauvres.
Les artistes ne pourront plus exposé leur talent plus facilement que maintenant, ils devront se soumettre à des procédures, payantes, et les personnes qui
l'écouteront, seront passible d'amende et de peine de prison pour avoir diffusé sur le net leur musique.
Toute image créer avec un logiciel cracké, comme photoshop, dont Adobe n'a pourtant aucun intérêt à le vendre aux grands publique, est illégal et ne
peut être copyrighté et exploité à l'heure actuel, mais si ce dessin est dérangeant, l'auteur devra payé d'une amende, pourra peut-être passible de prison avec ACTA.
Surveillance du net technologiquement viable :
Les systèmes d’inspection approfondie des paquets (IAP) de Procera, de Nortel et de Cisco peuvent coûter plusieurs centaines de milliers de dollars, en plus des
coûts d’installation et de maintenance. Le fait que la plupart des principaux FAI, et en particulier les fournisseurs de base (qui permettent aux FAI de se connecter au réseau), ont commencé à
adopter ces systèmes comme équipement de base ne peut signifier qu’une chose : ils s’attendent à en tirer des avantages considérables. Le premier de ces avantages est la capacité de filtrer des
millions de flux de données en temps réel afin de répartir les ressources entre les utilisateurs du réseau. Par exemple, un téléchargement massif de musique, de vidéos et d’autres gros fichiers
pendant les heures de pointe peut ralentir le réseau pour les utilisateurs qui naviguent simplement sur le Web ou qui essaient de jouer à des jeux en ligne. Les FAI estiment généralement que
cette situation est injuste pour ces derniers. La réaction des FAI, soit l’adoption de divers produits d’IAP, permet de reconnaître immédiatement le type de fichier transféré en examinant le flux
des paquets pour déterminer à quel logiciel ils sont associés (cette méthode est communément appelée l’inspection de la « couche 7 »).
http://iap.priv.gc.ca/index.php/essais/net-neutrality-and-deep-packet-inspection-discourse-and-practice/
Vous pourrez me dire, sur le net, il y a toujours moyen de contourner.
Oui et non, seulement quand on s'y connait, or plus le dispositif se durcit, moins l'utilisateur lambda ne pourra le faire.
Mais n'arrêtera pas ceux pouvant le faire, alors que cette partie de la population est justement celle qui téléchargent le plus. Et tous ça pour des biens, qui de
toute manière, n'aura pas été vu, écouté ou connu dans leur grande partie sans le téléchargement, donc pas acheté .
L'affaire MU, sous ses aspects de méchant pirate, arrêté pour ne plus affamé les industries et les artistes.
Mais est-ce vraiment le cas ?
Est-il bon de risquer de perdre autant de liberté, pour renforcer la propriété intellectuelle ?
Est-ce qu'un artiste cherche absolument à ce que son talent, lui soient rendu en espèce sonnante et trébuchante à chaque fois que vous posez un oeil, une oreille
dessus ?
Le monopole des USA via Icaan, des serveurs DNS pourra amplier ce phénomène à l'échelle mondiale.
Si cette loi passe, cet article pourra être tenu comme illégale , tant elle sait joué sur le flou du concept d'ayant droit et de propriété intellectuelle.
En démocratie, les gouvernements changent régulièrement de dominance et dedirection politique. Cela renforcerait la censure. Doit-on faire confiance aux politiques
pour ne pas faire d'abus, lorsqu'ils auront légalement le moyen de le faire ?
La dernière minute :
Aujourd'hui à Tokyo, l'Union européenne et 22 de ses États Membres, dont la France, ont officiellement signé
ACTA, l'accord commercial anti-contrefaçon. Le mouvement citoyen
mondial contre les lois américaines anti-partage SOPA et PIPA doit désormais vaincre leur équivalent global ACTA au Parlement européen.
http://www.laquadrature.net/fr/acta-sign-par-lue-ensemble-nous-devons-le-vaincre
Liste les manifestations contre acta :
http://www.webactionnow.com/